Vous connaissez peut-être Ronda Rousey, la champion d’Ultimate Fighting, qui selon Forbes gagne un revenu annuel de 6,5 millions de dollars ? En plus d’avoir un physique à toute épreuve, elle est plutôt du genre solide mentalement… Et vous savez ce qu’elle fait avant les combats ? Eh bien Ronsey vous le dit elle-même :

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« Juste avant un combat, je suis très émotive. Pour mon dernier combat par exemple, j’ai pleuré toute la journée précédente. »

Ne soyez pas surpris !

Beaucoup de grands hommes, du président Obama au Dalaï Lama, en passant par George Washington, ont pleuré ouvertement, et souvent en public. Mais pourquoi ? Selon certains psychologues, la tristesse est un mouvement de l’âme qui nous sort de la paralysie de l’impuissance, et qui nous permet d’être un peu plus lucide sur nous-même. Avez-vous vu ce dessin animé Vice Versa sur le cerveau et les émotions et dont toute l’intrigue s’articule autour de l’acceptation de nos émotions et en particulier de notre tristesse ? Quoi qu’il en soit, si l’on pleure consciemment, en présence avec soi-même, on se connecte un peu plus à qui l’on est et on se connaît un peu mieux qu’avant.

Voici quelques motivations pour accueillir nos larmes quand elles sont là.

#1 – Accepter de pleurer est le signe que je n’ai pas peur de mes émotions

pleurer, être conscients, etre conscient

Pleurer nous oblige à nous confronter avec notre émotion. Que ce soit de la déception, de la tristesse, de la colère ou de la frustration par exemple, pleurer (et rester présente à ce moment-là) nous met « en contact » avec notre plan émotionnel. Et, pour être honnête, se tourner vers nos émotions n’est pas toujours facile ! A court terme, on a toujours l’impression que c’est plus facile de supprimer ou d’éviter ses émotions, particulièrement si ce sont de émotions difficiles. Au contraire, c’est en se plaçant au contact de nos émotions, ce qui requiert un certain courage (ou bien d’y être obligé lorsque les circonstances sont fortes), que l’on se connaît mieux et que l’on évolue en tant qu’humain.

#2 – Pleurer ouvertement montre que je ne suis pas intéressé par les attentes de la société ni le regard des autres

Bon nombre des grands noms de l’histoire, comme Nelson Mandela, Emmeline Pankhurst ou bien Martin Luther King Jr., ne se conformaient pas à ce que la société attendait d’eux par convention. Ils ont posés des actes que la société voyait parfois d’un mauvais œil. Ils étaient libres.

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Pleurer, c’est mal vu. C’est souvent perçu comme un signe de faiblesse, pour les hommes, comme pour les femmes. Les larmes des hommes sont souvent vues comme un aveu de faiblesse. Mais un aveu de faiblesse, c’est quoi ? C’est littéralement avouer ses faiblesses. C’est donc reconnaître que l’on n’est pas parfait. C’est reconnaître que l’on a des zones de faiblesse, et le fait d’être en contact avec ces zones, de les connaître et de les explorer en allant les voir, en se mettant en lien avec elles, c’est un aveu de courage, un aveu de puissance donc, un véritable signe de force émotionnelle et de courage. Parce que le geste le plus courageux que l’on puisse faire, c’est d’aller à la rencontre de ses propre démons, et ce faisant, vaincre les dragons qui règnent au fond de la caverne de son inconscient. Parce qu’en plus, faire cet acte de courage, c’est être conscient de la faiblesse que vous accueillez, et être conscient d’une faiblesse, c’est en diminuer son effet, et c’est donc, petit à petit, devenir plus fort.

Pleurer, c’est une force de caractère mes amis ! C’est un signe de courage, social et émotionnel.

#3 – Ce sont les leaders qui pleurent

leader, etre conscient

En pleurant ouvertement, vous libérez les gens autour de vous. Et c’est d’autant plus vrai si l’émotion est là à cause de circonstances partagées. Imaginez que vous êtes avec un groupe d’amis et que l’on vous apprend une mauvaise nouvelle. Si vous êtes en mesure d’être fort en vous mettant le premier en contact authentique avec votre émotion et que vous pleurez le premier, les autres se sentiront plus à l’aise pour faire un pas vers leur propre émotion.

Félicitations, vous voilà un leader…vous êtes, plus rapidement que les autres, capables d’accueillir une émotion qui survient à l’intérieur de vous. Et vous n’avez pas peur d’être jugé.

#4 – Pleurer montre que je sais évacuer le stress avant qu’il ne me fasse du mal

Dans le monde de l’architecture, on ne répond pas seulement aux « contraintes », ou au stress, par la solidité des constructions ! Une bonne structure, robuste et stable, est une structure qui évacue les tensions avant qu’elles ne soient trop fortes. C’est la même chose pour une personne. Pleurer permet d’évacuer le stress qui s’est accumulé, avant que celui-ci ne devienne vraiment nocif pour votre santé ou  problématique dans vos relations.

Du stress accumulé, que l’on laisse « sous le tapis », c’est une petit bombe à retardement, qui va, forcément, se manifester négativement, dans votre santé ou dans vos relations.

Protégez-vous et vos proches, en pleurant quand nécessaire. Et pensez aussi à remonter à la cause même de ce qui a généré l’émotion, en utilisant des techniques de développement personnel régulièrement.

Qu’en pensez-vous ?

Une petite vidéo de moins de 3 min en anglais sur le sujet :

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