Les humains ont depuis toujours eu besoin de faire partie d’un clan, ou d’une civilisation. Il n’y a pas si longtemps, c’était une question de survie – nos ancêtres avaient besoin de travailler ensemble et d’avoir des objectifs communs pour faire face aux difficultés de la vie.

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Depuis la révolution industrielle, même si nous sommes toujours connectés de façons diverses, nous avons pu développer une certaine indépendance d’esprit. Nous n’avons plus autant besoin d’être « conformes » que par le passé pour vivre et tout simplement nous nourrir, nous vêtir ou nous abriter.

Certains d’entre nous peuvent avoir la sensation d’être en désaccord avec la société et d’y être plus ou moins inadapté(e) ; pour ces personnes, cette nouvelle liberté peut s’apparenter à une crise.

Si vous faites partie de ces personnes, vous réalisez peut-être que ce n’est pas une mauvaise chose d’être un peu en décalage. Comme Jiddu Krishnamurti disait, « ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade ».

Quand j’étais enfant puis jeune adolescente, j’avais du mal à m’intégrer dans un groupe. Je m’intéressais peu aux jeux de la cour de récréation, et j’avais du mal à interagir et à communiquer avec les autres. J’ai ensuite pris ma revanche, je me suis fait d’excellents amis – chacun étant un peu décalé à sa façon – j’ai réussi mes études et fait un beau début de carrière, et j’ai construit une vie de famille. Mais depuis quelques années, je me pose beaucoup de questions, et peu à peu, je sors du moule, je me détourne de ce que la société attend de moi. Je me suis mise en quête d’une vie vraiment authentique, qui me correspondrait en tous points.

Et je me rends de plus en plus compte, comme Carolanne Wright et comme beaucoup d’autres… Que c’est une excellente chose. Je vais vous expliquer pourquoi.

Des pensées plus profondes

La culture occidentale est de plus en plus matérialiste. Tout est superficiel, il y a un réel manque de profondeur. Et si nous prenons un peu de recul et pensons plus profondément, le monde d’aujourd’hui peut sembler dur, et peut-être même un peu sans intérêt – au point que nous pouvons avoir envie de nous en couper, de nous retrancher dans notre terrier et de nous rouler en boule, ou de partir vivre sur une île déserte et sauvage !

Heureusement, nous avons aussi la capacité de reconnaître et d’apprécier ce qui compte vraiment, ce qui nous permet de trouver ou de donner plus de sens à notre vie.

Une forte capacité à comprendre les autres

La plupart des personnes « décalées » sont extrêmement sensibles au climat émotionnel qui règne au sein des environnements qu’elles côtoient, que ce soit au travail ou dans les cercles familial et amical. Ces personnes peuvent comprendre très vite les situations en profondeur, et dans notre culture de la fierté et des apparences, des artifices et des tromperies, cette capacité peut dérouter et déranger.

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Mais cette capacité peut également nous aider à nous protéger émotionnellement, psychologiquement et même physiquement.

La propension à sortir des cadres de pensée conventionnels

Si vous faites partie des personnes « décalées », il y a de fortes chances que vous ne restiez pas dans l’immobilisme et dans le conventionnel. Et c’est une chance ! La plupart des grands inventeurs, auteurs, artistes et philosophes sont sortis des cadres de pensée – et c’est comme ça que les vraies innovations sont nées. On ne peut pas être vraiment créatif si on se restreint à ce qu’on devrait être et penser.

Alors oui, nous allons à l’encontre des normes culturelles établies, mais sur le long terme ça en vaut la peine, et ce n’est pas parce que nous ne rentrons pas dans un moule trop rigide que nous ne pouvons pas trouver une place dans la société.

S’accepter et trouver sa tribu

Brené Brown est chercheuse, elle étudie les notions de vulnérabilité, de courage, d’authenticité et de honte. D’après Brown, « Nous sommes beaucoup à souffrir de cette incohérence entre ce que nous sommes et ce que nous présentons au monde pour y être acceptés. Cela ne nous permet pas d’être vraiment connus, et c’est comme si nous trahissions notre âme ».

Pour devenir plus cohérent, la première étape est de s’accepter soi-même. C’est notre niveau d’acceptation de nous-même qui va nous donner le courage d’être authentique, vulnérable et imparfait. Quand nous ne nous acceptons pas nous-mêmes, nous sommes obligés de nous transformer en caméléons pour ne pas présenter notre vrai visage, et nous perdons notre cohérence.

Il y a eu beaucoup de débats ces dernières années sur la recherche, pour chacun, de sa tribu. C’est exactement ce que Brown encourage. Au sein de notre tribu nous pourrons être authentique et suivre notre coeur, ses membres nous correspondront et apprécieront naturellement notre unicité – et réciproquement.

S’accepter, devenir authentique, trouver sa tribu… Ce n’est pas un chemin facile. Il va y avoir des discussions difficiles avec nos amis et nos proches et cela va réclamer une bonne dose de courage. Il faudra honorer notre vraie voix et parler tout haut quand quelque chose va à l’encontre de nos convictions. Et ça nous rendra vulnérable. Car on ne s’adaptera plus à n’importe quelle situation juste pour être accepté.

Naviguer vers l’authenticité peut être effrayant et douloureux. Nous nous sentirons peut-être encore décalé(e) même après avoir trouvé notre tribu. Peut-être notre tribu se résumera-t-elle à une seule autre personne qui nous comprendra vraiment. Certaines tribus sont composées uniquement d’inadaptés. Ce qui est important, c’est de reconnaître l’unicité de chacun – nous y compris – et de ne jamais nous compromettre pour nous intégrer.

Cet article s’inspire de l’article « Do You Feel Like You Don’t Fit In? Here’s Why It’s a Blessing in Disguise » de Carolanne Wright, qui contribue à Wake Up World.

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